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Avec un appui et un engagement appropriés, tout le monde peut avoir une alimentation saine et salubre – y compris les habitants du couloir de la sécheresse, concerné par les défis climatiques, au Honduras.
© FAO/Eduardo Calix

Collaboration au service de la sécurité sanitaire des aliments

La sécurité sanitaire des aliments repose autant sur l’établissement de normes à l’échelle mondiale que sur la coopération internationale et la sensibilisation des personnes et des communautés.

La FAO travaille en collaboration étroite avec d’autres organismes des Nations Unies, des organisations et des centres de recherche nationaux et internationaux ainsi que des acteurs du secteur privé et d’autres parties prenantes. Et, bien entendu, elle collabore avec ses membres.

Ensemble, nous communiquons des avis scientifiques, élaborons des normes alimentaires internationales et échangeons des connaissances, en particulier pendant les situations d’urgence. Nous mettons en œuvre des normes sanitaires et phytosanitaires internationales, renforçons les capacités nécessaires à l’élaboration et à l’adoption de techniques nucléaires, et cherchons à résoudre les questions de sécurité sanitaire des aliments dans l’ensemble de la filière alimentaire.

Partenaires de la fao

  • Le partenariat de longue date que la FAO a noué avec l’OMS porte sur diverses activités dont l’objectif est de renforcer la sécurité sanitaire des aliments à l’échelle mondiale et de protéger la santé des consommateurs. La FAO s’occupe des questions de sécurité sanitaire des aliments qui se posent le long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, tandis que l’OMS collabore avec le secteur de la santé publique pour réduire la charge que représentent les maladies d’origine alimentaire.
  • La FAO collabore étroitement avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA, fondée sous l’appellation «Office international des épizooties» – OIE) afin de renforcer les responsabilités et l’efficacité des services vétérinaires dans les domaines de l’amélioration de la sécurité sanitaire des aliments, au niveau aussi bien international que national, et de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
  • La FAO est membre du Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce. Ce partenariat mondial hébergé par l’OMC accompagne les pays en développement dans leurs efforts visant à accroître les capacités dont ils ont besoin pour mettre en œuvre les normes et les prescriptions sanitaires et phytosanitaires internationales, et les aide ainsi à accéder durablement aux marchés et à améliorer de manière pérenne leur productivité agricole ainsi que la sécurité sanitaire des aliments.
  • La FAO travaille aux côtés du Programme alimentaire mondial (PAM) afin de s’attaquer aux questions de sécurité sanitaire des aliments dans les pays où les petits exploitants agricoles sont associés à la fourniture de produits alimentaires destinés à l’assistance humanitaire et aux programmes d’alimentation scolaire.
  • En coopération étroite avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la FAO aide ses membres, par l’intermédiaire du Centre mixte FAO/AIEA (Techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture), à élaborer et à adopter des techniques nucléaires ou liées au nucléaire qui offrent des solutions fondées sur des éléments scientifiques susceptibles d’être utilisées pour réglementer la sécurité sanitaire des aliments.

Techniques nucléaires dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments

La science nucléaire comprend de multiples applications en matière de sécurité sanitaire des aliments. Créé en 1964, le Centre mixte FAO/AIEA (Techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture) (CJN) met à la disposition de ses États membres plus de 200 méthodes et outils d’analyse permettant de déceler des résidus et des contaminants dans la nourriture.

Au Bangladesh, grâce au CJN, des méthodes isotopiques et fondées sur le nucléaire sont utilisées pour analyser des échantillons d’œufs, de lait, de poulets ou de crevettes à la recherche de résidus antimicrobiens et de mycotoxines. Le CJN renforce actuellement les capacités d’analyse microbiologique des aliments, notamment pour détecter des zoonoses d’origine alimentaire.

L’utilisation commerciale de l’irradiation comme mesure phytosanitaire de prévention des nuisibles permet au Viet Nam de participer au commerce des produits agricoles, auquel il aurait sinon un accès limité en raison des contrôles axés sur le risque qui sont appliqués aux expéditions de produits frais. L’irradiation des fruits de première qualité, mise en place avec le soutien du CJN, a permis de certifier des exportations d’une valeur de 20 millions d’USD à destination des seuls États-Unis d’Amérique.

Les méthodes du CJN peuvent servir non seulement à détecter les résidus de médicaments vétérinaires et de pesticides, les métaux lourds et les biotoxines, mais aussi à mettre au jour et à combattre la fraude alimentaire et l’altération des aliments, à déterminer et à retracer l’origine des denrées, et à obtenir une accréditation internationale qui favorise les échanges et renforce la confiance des consommateurs.

Le Système d’information sur les résidus et les contaminants des aliments (FCRIS), mis en place par le CJN, est une base de données en accès libre. Les documents scientifiques et les manuels de laboratoire élaborés par cet organisme peuvent être facilement consultés en ligne.

Collecte de données sur la nourriture que nous mangeons

Les données relatives à l’alimentation – informations sur les produits que nous mangeons et buvons ainsi que sur les quantités consommées – peuvent apporter d’importants éclairages sur la nutrition et sur la sécurité sanitaire des aliments.

De nombreux décideurs publics et responsables de programme s’appuient sur les informations relatives à l’alimentation qui sont collectées au niveau national ou familial. Ces informations peuvent toutefois dissimuler des données cruciales concernant des catégories d’individus tels que les adolescentes, les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants ou encore les hommes adultes, pour ne citer que ces quelques exemples.

La FAO et l’OMS ont élaboré l’outil de données sur la consommation alimentaire individuelle mondiale (FAO/WHO GIFT) pour pallier ces insuffisances. L’outil FAO/WHO GIFT est un référentiel de données sur l’alimentation en accès libre qui met des informations concernant ce que les gens mangent et boivent à la disposition des pouvoirs publics et d’autres parties concernées afin de faciliter les estimations portant sur l’exposition aux dangers chimiques et biologiques. En outre, la FAO et l’OMS recueillent conjointement sur la plateforme CIFOCOss des données relatives à la consommation alimentaire chronique au niveau individuel.

Les catégories de population vulnérables, telles que les femmes en âge de procréer, les nourrissons et les jeunes enfants, peuvent être recensées et ventilées par sexe et par âge pour permettre une analyse ciblée.

Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments

La chaîne d’approvisionnement alimentaire est fragile et peut être facilement perturbée. Les conséquences des accidents sanitaires peuvent être rapides, étendues et mortelles. Qu’il s’agisse de rédiger des politiques sur l’alimentation ou bien de cultiver, de transformer, de transporter, de stocker, de distribuer, de vendre ou de préparer des aliments, nous avons le pouvoir de promouvoir la sécurité sanitaire des aliments et de protéger la santé.

Le 7 juin a été déclaré Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2018. Et malgré la pandémie de covid-19 qui a obligé à célébrer cette journée en ligne ces dernières années, l’événement n’a cessé de prendre de l’ampleur, et le nombre de pays choisissant d’y participer n’a cessé d’augmenter.

Depuis le tout début, le mot d’ordre de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments est «la sécurité sanitaire des aliments est l’affaire de tous». En notre qualité d’organisme chef de file à l’échelle mondiale dans le domaine de l’alimentation, nous estimons à la FAO que ce slogan renvoie à la pertinence universelle de la sécurité sanitaire des aliments, et au devoir qui nous appelle à collaborer si nous voulons réussir dans cette entreprise.

La Journée internationale vise à sensibiliser davantage à la sécurité sanitaire des aliments et à motiver des actions dans ce domaine.

La sécurité sanitaire des aliments est en effet un objectif collectif. Elle commence par des actes simples tels que le lavage des mains et va jusqu’à l’évaluation complexe de substances chimiques et l’isolement de pathogènes. Et elle exige une gouvernance rigoureuse, ainsi que le partage d’informations.

Nous avons tous un rôle à jouer pour préserver notre santé, et celle des autres.

Pour approfondir le sujet:

Au sujet des activités de la FAO relatives à la sécurité sanitaire des aliments
Pour les publications de la FAO concernant la sécurité sanitaire des aliments
Au sujet du Codex Alimentarius

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