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VINGT-DEUXIÈME CONFÉRENCE
RÉGIONALE DE LA FAO POUR L'EUROPE
Porto (Portugal), 24
– 28 juillet 2000
Point 11 de l'ordre du jour
RAPPORT
Table
des matières
Paragraphes
I. INTRODUCTION 1 - 2
II. RAPPORT
CHAPITRE
2: PROGRAMMES TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES 7
GRAND PROGRAMME 2.1: PRODUCTION AGRICOLE
ET SYSTÈMES DE SOUTIEN 8 - 12
GRAND PROGRAMME 2.2: POLITIQUES ET DÉVELOPPEMENT
ALIMENTAIRES ET AGRICOLES 13 - 16
GRAND PROGRAMME 2.3: PÊCHES 17 - 19
GRAND PROGRAMME 2.4: FORÊTS 20 - 22
GRAND PROGRAMME 2.5: CONTRIBUTIONS AU
DÉVELOPPEMENT DURABLE ET PROGRAMMES SPÉCIAUX 23 - 30
CHAPITRE
3: SERVICES DE DÉVELOPPEMENT AU PROFIT
GRAND PROGRAMME 3.2: SOUTIEN À L’INVESTISSEMENT 35 - 37
GRAND PROGRAMME 3.3: OPÉRATIONS DE TERRAIN 38 - 40
GRAND PROGRAMME 3.5: COOPÉRATION AVEC
LES PARTENAIRES EXTÉRIEURS 41
ACTIVITÉS DE LA FAO
DU CADRE STRATÉGIQUE POUR 2000-2015 42 - 52
1. Le présent rapport sur les activités de la FAO comprend deux
sections: l’une récapitule les principales activités entreprises par
l’Organisation dans la région européenne au cours de l’exercice biennal
1998-99, l’autre propose une série de priorités pour les activités de la FAO
dans la région eu égard au cadre stratégique pour 2000-2015. Une présentation
plus détaillée des activités de la FAO entreprises en 1998-99 au titre des
programmes techniques et économiques (chapitre 2 du programme de travail et
budget) figure dans le document ERC/Sup/Documen.ERC/00/2-Sup.
2. Le document ERC/00/
3. Pendant
l’exercice biennal1998-99, le Bureau sous-régional pour l’Europe centrale et
orientale (Budapest, Hongrie) a été doté du personnel nécessaire, ce qui a
renforcé la présence de la FAO dans cette sous-région. Le programme de travail
et d’activités de l’Organisation a été centré sur les principaux programmes
prioritaires, tels qu’ils ont été approuvés par la Conférence de la FAO à sa
vingt-neuvième session, et sur les activités consécutives au Sommet mondial de
l’alimentation, avec les modifications nécessaires pour les adapter aux besoins
particuliers de la région. Les allocations de ressources du programme ordinaire
à la région Europe pour 1998-99 sont présentées ci-dessous.
4. Pendant
l’exercice, 48 projets opérationnels, dont 33 financés au titre du Programme de
coopération technique et 15 avec des fonds extrabudgétaires, ont été mis en
œuvre dans la région. Les projets d’urgence ne sont pas compris dans ces
chiffres.
5. Les projets susmentionnés sont répartis comme suit:
·
29 projets du PCT à l’échelon national, pour un total
d’environ 6,9 millions de dollars E.-U.
·
4 projets du PCT à l’échelon régional, pour un total d’environ
844000 dollars E.-U.
·
11 projets à l’échelon national financés avec des fonds
extrabudgétaires (Programme de coopération FAO/gouvernements, PNUD et 2 fonds
fiduciaires unilatéraux), pour un total d’environ 11,1 millions de dollars
E.-U.
·
4 projets à l’échelon régional financés avec des fonds
extrabudgétaires (Programme de coopération FAO/gouvernements), pour un total
d’environ 11,4 millions de dollars E.-U.. Il s’agit toutefois de projets à long
terme exécutés sur cinq ans.
6. Les
projets d’urgence mis en œuvre par le Service des opérations spéciales de
secours (TCOR) en Albanie, en Macédoine (ex République yougoslave), au Kosovo
et en Bosnie-Herzégovine se sont chiffrés au total à 13650000 dollars E.-U.,
dont 1350000 dollars apportés par le PCT.
Allocations de ressources du Programme ordinaire à la
région Europe – Programme de travail et budget pour 1998-99 (estimations[1])
|
Programme |
Allocation |
Pourcentage |
|
1 Politique et direction générales |
2 971 |
10.3 |
|
2 Programmes techniques et économiques |
15 600 |
53.9 |
|
2. Production agricole et systèmes de
soutien |
4 186 |
14.5 |
|
2.2 Politiques et développement alimentaires
et agricoles |
4
096 |
14.1 |
|
2.3 Pêches |
2
106 |
7.3 |
|
2.4 Forêts |
1
804 |
6.2 |
|
2.5 Contributions au développement durable
et programmes spéciaux |
3
408 |
11.8 |
|
3 Services de développement au profit
des États Membres |
6 989 |
24.1 |
|
3.1 Assistance aux politiques |
2
179 |
7.5 |
|
3.2 Soutien à l'investissement |
4
235 |
14.6 |
|
3.3 Opérations de terrain |
160 |
0.6 |
|
3.4 Représentants de la FAO |
415 |
1.4 |
|
4 Programme de coopération technique |
2 999 |
10.4 |
|
5 Services de soutien |
285 |
0.9 |
|
6 Charges communes |
121 |
0.4 |
|
TOTAL |
2 8965 |
100.0 |
7. Pour
chaque grand programme au titre du chapitre 2 du programme de travail et budget
1998-99, seuls les domaines les plus marquants dans lesquels la FAO mène des
activités dans la région européenne sont mis en relief. Une liste plus
détaillée des activités par programme, y compris une indication des résultats
attendus ou de l’objet de chaque activité, des organisations partenaires avec
lesquelles la FAO a travaillé et du type de soutien financier utilisé, est
présentée dans le document ERC/
8. Programme 2.1.1: ressources naturelles: activités
visant à apporter une aide en matière de ressources foncières et de gestion des
terres en vue d’une agriculture durable, et allant de la cartographie de la
vulnérabilité du sol et du terrain en Europe centrale et orientale, à la
contribution à la préparation des activités de renforcement des capacités et de
formation au titre de la Convention sur la pollution atmosphérique
transfrontière à longue distance, en vue d’améliorer la gestion des ressources
en terre et en eau, en particulier dans certains PECO et pays méditerranéens.
Ces dernières activités ont été menées en collaboration avec d’importantes
organisations partenaires telles que le Centre international de hautes études
agronomiques (CIHEAM) et l’Université technique de Munich, à l’appui de la
Commission économique de l’ONU pour l’Europe (CEE).
9. Programme
2.1.2: cultures: le présent programme couvre les travaux sur les ressources
phytogénétiques et l’appui du Secrétariat à la Convention internationale pour
la protection des végétaux (CIPV); au cours de la période prise en
considération, les négociations en vue de la révision de l’Engagement
international sur les ressources phytogénétiques, dans laquelle les Européens
ont joué un rôle actif, ont représenté un fait marquant. Parmi les autres
activités, qui ont visé à améliorer la production agricole et à réduire les
pertes dues aux ravageurs, figure l’appui aux Réseaux européens coopératifs de
recherche, en vue notamment de l’élaboration d’une stratégie de recherche ayant
pour objet de développer le secteur rizicole dans les pays en transition et de
l’application de la biotechnologie à la création de nouvelles variétés de
tournesol. Une aide technique a été fournie dans les divers
domaines suivants: systèmes de production d’herbages à faible apport
d’intrants pour l’alimentation du bétail (Bulgarie, Pologne, Slovaquie), démonstration
de techniques et formation concernant la production maraîchère en serre
(Albanie), la viticulture (Géorgie), la production de noix (Turquie) et la
lutte intégrée contre la punaise des céréales (Turquie).
10. Programme
2.1.3: élevage: l’aide technique apportée a concerné divers domaines, de
l’élaboration d’une stratégie pour la zootechnie et la révision de la
législation dans ce domaine (Slovaquie) et de l’aide concernant les aspects
techniques de la production d’aliments du bétail (Turquie), au renforcement des
capacités des services vétérinaires (lutte contre la trichinose dans les pays
baltes; lutte contre la fièvre aphteuse en Turquie; création d’une zone tampon
pour la lutte contre cette dernière maladie dans la région du Caucase;
réorganisation des services vétérinaires en Azerbaïdjan). Avec des partenaires
tels que la Fédération européenne de zootechnie (FEZ), le Comité international
pour le contrôle des performances en élevage (CICPE), la Commission européenne
de lutte contre la fièvre aphteuse (EUFMD), l’OIE et autres, on a élargi les
activités pour inclure un appui dans les domaines suivants: mise à jour des
banques nationales de données sur les ressources génétiques animales dans tous
les pays européens et mise à niveau des normes vétérinaires et de diagnostic en
laboratoire en vue de les rendre entièrement compatibles avec les prescriptions
de l’OIE et de l’UE (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie); programmes de coopération en matière de
gestion des ressources génétiques animales (États baltes, Pologne, pays de
l’Europe du Sud-Est), renforcement des capacités des services consultatifs
concernant la production animale (États baltes) et des dispositifs de
planification préalable et d’intervention en cas de maladies, y compris des
services modernes d’épidémiologie vétérinaire (extension du réseau CENTAUR pour
couvrir les États baltes et balkaniques).
11. Programme
2.1.4: systèmes de soutien à l’agriculture: cet appui a pris divers
aspects, de l’agro-industrie et de la commercialisation (Albanie, Bulgarie,
Malte) à l’élaboration de systèmes d’information sur les marchés dans un grand
nombre de pays (Albanie, Bulgarie, Croatie, Géorgie, Hongrie, Lettonie,
Lituanie, Macédoine (ex République yougoslave), Moldova, Pologne, République
tchèque, Roumanie, Slovaquie). Le logiciel AgriMarket de la FAO a été élaboré
afin de faciliter la diffusion de l’information sur les marchés, une série de
manuels a été préparée pour favoriser l’amélioration des services bancaires
assurés aux agriculteurs, et le système MicroBanking de la FAO a été étendu à
plusieurs pays de l’Europe orientale. Avec des partenaires comme l’IAEA et
l’OMS, l’accent a été mis sur d’importantes questions techniques telles que
l’utilisation du traitement par irradiation à des fins d’innocuité et de
qualité des aliments.
12. Programme
2.1.5: applications agricoles des isotopes et de la biotechnologie:
conformément aux recommandations de la Conférence régionale, plus de 30 projets
de recherche coordonnée FAO/IAEA ont pris en considération diverses contraintes
en vue d’assurer durablement la sécurité alimentaire dans la région, moyennant
notamment: l’utilisation efficace de l’eau grâce à l’application d’engrais,
l’amélioration des cultures industrielles, les méthodes de sélection à l’aide
de marqueurs, l’amélioration des services d’insémination artificielle et des
méthodes de diagnostic des maladies (EMPRES), et les méthodes d’analyse des
résidus et des contaminants traitées par la Commission du Codex Alimentarius.
Des projets visant à remédier à divers problèmes liés à des maladies
spécifiques et à améliorer les rendements ont été mis en oeuvre (Turquie, ex
République yougoslave de Macédoine, Chypre, Portugal).
13. Programme
2.2.1: nutrition, et contrôle des aliments et protection des consommateurs:
conformément aux recommandations de la Conférence internationale sur la
nutrition, les travaux ont été poursuivis avec la mise en œuvre de plans
d’action visant à améliorer la nutrition dans les pays de la région, avec
notamment un soutien technique pour créer des bases nationales de données sur
la composition des aliments. Le travail de la Commission du Codex Alimentarius
a continué à jouer un rôle important en aidant plusieurs pays à améliorer la
protection des consommateurs et à développer leur accès aux marchés
internationaux d’exportation des produits alimentaires, avec un renforcement
des capacités de contrôle de la qualité des aliments au niveau national
(Lituanie, Moldova, Slovaquie). Avec des organisations partenaires, en
particulier l’OMS, les Comités nationaux du Codex et les institutions
nationales de contrôle des aliments, les travaux ont été poursuivis de manière
à assurer une formation sur divers aspects du contrôle de la qualité des
aliments, allant de l’administration des comités nationaux du Codex et de
l’harmonisation de la législation relative aux produits alimentaires, à
l’application de bonnes pratiques de fabrication et du système de l’analyse des
risques aux points critiques pour leur maîtrise (HACCP). L’éducation
nutritionnelle a été également abordée de plusieurs manières, parmi lesquelles
la participation à des symposiums scientifiques portant sur des problèmes tels
que l’obésité des enfants et l’élaboration de directives sur les programmes
d’éducation nutritionnelle destinés aux écoles primaires.
14. Programme
2.2.2: information en matière d’alimentation et d’agriculture: l’accent a
été mis sur l’amélioration de la qualité des données agricoles, notamment la
collecte, l’analyse et la diffusion des informations dans les pays d’Europe
centrale et orientale. La plupart des activités ont été menées en partenariat
avec des universités d’Europe orientale et avec les services nationaux
d’information agricole ainsi qu’avec la CEE, l’OCDE et Eurostat. Elles ont été
généralement centrées sur: i) la formation, y compris l’élaboration de
directives visant à améliorer l’analyse de types spécifiques de données (bilans
alimentaires ou systèmes de comptes économiques de l’alimentation et de
l’agriculture), adaptées aux besoins des pays en transition; ii) les problèmes
méthodologiques, tels que "comment intégrer les aspects économiques de
l’agriculture aux autres activités économiques des ménages" ou
"évaluation de l’irrégularité de la production agricole et du risque
d’insécurité qui y est associé"; iii) diffusion de l’information moyennant
la création et l’élargissement d’un réseau d’information sur l’agriculture pour
les pays d’Europe centrale et orientale (Agro-Web), auquel participent
actuellement 19 pays.
15. Activités
au titre du sous-programme 2.2.2.5: Les systèmes d’information et d’alerte
rapide sur l’alimentation méritent d’être traités à part: le suivi par le SMIAR
de la situation et des perspectives alimentaires à court terme dans la région
des Balkans a été intensifié en 1998-99 après la recrudescence de la violence
dans la Province du Kosovo de la République fédérative de Yougoslavie, qui a
également touché les pays voisins, en particulier l’Albanie et la Macédoine (ex
République yougoslave). Plusieurs rapports spéciaux établis par le SMIAR se
sont inspirés des conclusions des missions conjointes PAM/FAO d’évaluation des
récoltes et des disponibilités alimentaires, qui se sont rendues en Albanie et
en Macédoine en juin 1999 et dans la Province du Kosovo en juillet/août 1999.
Le suivi de la situation des cultures et des disponibilités alimentaires a été
également intensifié dans les pays de la
16. Programme
2.2.4: agriculture, sécurité alimentaire et politiques commerciales: en
partenariat avec l’Institut fur Agrarenwicklung in Mittel and Osteuropa (IAMO),
on a étudié le rôle de l’agriculture dans les économies en transition afin
d’améliorer la capacité des pays membres d’adapter leurs politiques pour faire
face à l’évolution rapide de la situation.
17. En
vue de l’entrée en vigueur du Code de conduite pour une pêche responsable et
d’autres instruments internationaux récents en matière de pêches, un certain nombre
d’activités ont visé à promouvoir la pêche responsable en mer Adriatique
(projet ADRIAMED financé par l’Italie) et à créer des réseaux de coopération
pour la gestion des ressources halieutiques en Méditerranée, de manière à ce
que les ressources soient évaluées avec davantage de précision et à ce que les
aspects socio-économiques et environnementaux soient pris en compte (projet
régional financé par l’Espagne).
18. D’autres
activités ont pris plus spécifiquement en considération les besoins des pays en
transition: un grand projet a visé à faciliter l’ajustement structurel du
secteur des pêches dans dix-sept pays de l’Europe centrale et orientale et de
la
19. Les
travaux ont été poursuivis avec Eurostat et avec le Conseil international pour
l’exploration des mers (CIEM) en vue d’améliorer les statistiques halieutiques,
notamment celles relatives au commerce international des produits de la pêche,
ainsi que leur diffusion, y compris la publication électronique des
statistiques sur les captures en Atlantique Nord.
20. Les activités ont porté sur toute une série de
questions allant de l’amélioration des capacités institutionnelles, y compris
les aspects concernant la réglementation, en vue d’harmoniser les politiques et
la législation forestières avec celles de l’UE (Slovaquie), à la privatisation
de la gestion du secteur forestier, l’accent étant généralement mis sur la
gestion durable des ressources forestières (Albanie, Lettonie, Lituanie,
Slovénie) ou sur des aspects plus spécifiques, tels que les stratégies modernes
de prévention et de maîtrise des incendies de forêts (Turquie) et la lutte
d’urgence contre les ravageurs des forêts (projets du PCT en Bulgarie, Moldova,
Roumanie).
21. Dans
le cadre des conférences ministérielles successives sur la protection des
forêts en Europe (1990, 1993, 1998), on s’est attaché tout particulièrement à
faciliter l’élaboration des critères et indicateurs paneuropéens de la gestion
durable des forêts. L’Évaluation des ressources des forêts tempérées et
boréales de 2000 a été menée à terme avec la CEE en tant que contribution à
l’Évaluation mondiale des ressources forestières de 2000. Un appui a été
également apporté à l’atelier du Comité du bois de la CEE portant sur la
certification de la gestion durable des forêts dans les pays en transition
(1998). Conjointement avec la CEE et l’Institut européen des forêts (ERI), et
avec le soutien de la Finlande, une série d’initiatives axées sur le
développement du secteur des produits forestiers non ligneux a bénéficié d’un
soutien.
22. Les
travaux relatifs aux ressources génétiques forestières, menés en collaboration
avec le Réseau européen de ressources génétiques des forêts (EUFORGEN) et
l’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI), ont été
centrés sur l’élaboration de plans d’action régionaux coordonnés. Conformément
aux recommandations de la onzième session du Groupe FAO d’experts des
ressources génétiques forestières (1999), les travaux sur la gestion de ces
ressources, y compris leur conservation, leur amélioration et leur utilisation
durable, ont été poursuivis.
23. Programme
2.5.1: recherche, gestion des ressources naturelles et transfert des
technologies: au titre du présent programme, des activités ont été
entreprises à l’appui de la Conférence FAO/Pays-Bas sur le caractère
multifonctionnel de l’agriculture et des terroirs (Maastricht, 1999) – le
document ERC/00/6 contient de plus amples informations. Autre initiative
importante: le deuxième atelier Banque mondiale/FAO sur l’accession à l’Europe,
tenu en Pologne (1999), axé sur les questions de vulgarisation, recherche et
compétitivité dans le domaine agricole, auxquelles sont confrontés les pays
entrant dans l’UE.
24. On a par ailleurs continué à apporter un appui au Système
européen de réseaux coopératifs de recherche en agriculture (ESCORENA). En
1998-99, plus de 2500 chercheurs, originaires surtout de l’Europe et du
Proche-Orient mais également d’autres régions, ont participé à plus de 30
cours, ateliers et conférences organisés par les réseaux. Grâce à un appui
institutionnel à l’échelle européenne, 22 numéros de sept bulletins en trois
langues, 11 co-publications et quatre numéros de séries techniques du REU ont
pu être publiés.
25. Un
certain nombre de manifestations importantes ont été organisées avec le Forum
européen sur la recherche et développement agricoles et l’Initiative européenne
de recherche agricole à des fins de développement (EIARD), notamment la
première réunion de recherche et développement agricoles tenue aux Pays-Bas
(1999) dans le but de favoriser la coordination, l’échange d’informations et la
participation dans le cadre d’une initiative européenne en faveur de la
sécurité alimentaire mondiale. Cinq domaines d’étude ont été pris en
considération en priorité dans la stratégie européenne commune de recherche et
développement agricoles: i) gestion des ressources naturelles; ii) gestion des
ressources génétiques et biotechnologie; iii) transformation et innovation
rurales; iv) cultures non couvertes par le GCRAI et v) systèmes d’information
et de communication.
26. Des
réunions du Système mondial d’observation terrestre (SMOT) ont été organisées
principalement à Budapest pour faciliter la participation d’un certain nombre
de pays de l’Europe centrale et orientale aux conventions internationales sur la diversité biologique, les
changements climatiques et la désertification (Hongrie, Pologne, République
tchèque et Slovaquie). Des activités ont été également menées avec le projet
"No limits" financé par l’UE, qui vise à mettre en place des réseaux
intégrés pour la surveillance de l’environnement en Europe. Une assistance
technique a été assurée à plusieurs pays dans des domaines spécifiques: i)
renforcement des capacités nationales en matière d’inventaire de la couverture
végétale et de l’utilisation du sol par télédétection (Azerbaïdjan, Bulgarie);
ii) renforcement de l’enseignement et de la communication dans le domaine de
l’agriculture (Albanie, Estonie, Slovénie, et avec l’UIT pour la création de
centres de télétraitement polyvalents dans des pays d’Europe centrale); iii)
préparation d’un programme de formation pour les jeunes ruraux (séminaire en
collaboration avec l’université de Herrsching).
27. Programme 2.5.2: La femme et la population:
dans le cadre de la composante européenne d’un projet mondial financé par la
Finlande, un appui a été apporté à un programme de "Gestion des
ressources des ménages agricoles en vue du développement de la famille
rurale", ce qui a donné lieu à la préparation d’un manuel destiné au personnel
de vulgarisation agricole sur le développement des micro-entreprises, la
gestion des ressources des ménages et les questions internes aux ménages, et a
jeté les bases du renforcement des capacités nationales en matière d’analyse
socio-économique et d’analyse des spécificités de chaque sexe (SEAGA).
28. L’intégration
des préoccupations relatives à l’équité entre les sexes aux politiques,
programmes et projets a avancé grâce à une série d’initiatives de formation, en
particulier les premiers ateliers de formation des formateurs en SEAGA cent
pour cent européens tenus en Espagne (1999). Des progrès ont été également
accomplis dans l’élaboration d’une méthodologie efficace par rapport à son
coût, qui permettra de recueillir et d’analyser des données ventilées par sexe,
avec la collaboration de l’Académie bulgare des sciences et de l’Empresa
Publica para el Desarrollo Agrario y Pesquero de Andalucia (
29. Programme 2.5.3: Développement rural: les
activités concernant le régime foncier menées initialement dans la région ont
été axées sur la réaffectation des droits de propriété, par le biais de mesures
conduites par l’État et visant à la restitution, la décollectivisation et la
privatisation ainsi qu’au remembrement des parcelles morcelées. Le rythme des
réformes a largement varié de pays à pays: dans certains, la redistribution des
propriétés collectives est maintenant en grande partie achevée, tandis que dans
d’autres, de grandes superficies de terres agricoles sont encore propriété de
l'État. Jusqu’ici, le remembrement des parcelles morcelées en unités plus
viables économiquement n’a guère avancé. Au titre de l’"Initiative
Bertinoro" (financée par l’Italie), 18 pays en transition de l’Europe
centrale et orientale et de la
30. D’autres activités mettent l’accent sur le renforcement
institutionnel, notamment un projet visant à créer des schémas de développement
institutionnel dans certains pays pilotes et à élaborer dans le long terme des
modèles institutionnels de développement rural correspondant aux conditions
spécifiques des économies en transition. Un autre projet (CEESA – Agriculture
durable en Europe centrale et orientale) exécuté en collaboration avec
l’université Humboldt (Berlin) sert de cadre pour des échanges de vues, de
connaissances et de résultats concernant le développement agricole durable,
entre spécialistes des pays de l’UE et de l’Europe centrale et orientale, ainsi
qu’entre décideurs et responsables de la sous-région de l’Europe centrale et
orientale.
31. Le présent chapitre couvre une gamme de services destinés à
appuyer directement les efforts de développement des États membres, notamment
des avis en matière de politiques et un appui à la formulation de programmes et
de projets, en particulier ceux qui peuvent mobiliser l’investissement, ainsi
que les services opérationnels pour l’exécution des programmes de pays.
32. Grand programme 3.1: Assistance aux politiques:
axé sur la fourniture de services en matière de politiques aux États membres,
le présent grand programme couvre principalement les travaux des unités
décentralisées de la Division de l’assistance aux politiques, qui compte une
sous-division auprès du Bureau régional et une unité auprès du Bureau
sous-régional. Depuis 1999, les effectifs de la sous-division et de l'unité
sont au complet, avec au total six cadres (y compris un administrateur adjoint).
33. Un appui et des avis ont été offerts à cinq pays en matière de
formulation de stratégies et de programmes sectoriels nationaux et de
renforcement associé des institutions. Les travaux, financés par des fonds du
PCT pour un total de 1291000 dollars E.-U., ont porté sur des questions de
développement agricole, dont certaines plus spécifiques se posent dans le
contexte du processus d’adhésion à l’UE (Slovénie, Malte, Slovaquie) et
d’autres concernent plus généralement la conception d’une stratégie à moyen
terme pour le secteur agricole (Bosnie-Herzégovine) ou l’élaboration d’une
stratégie de développement agricole et de sécurité alimentaire (Bulgarie). Tous
les résultats des projets ont été acceptés et adoptés par les gouvernements
bénéficiaires, et plusieurs ont été immédiatement suivis de mesures prises par
d’autres donateurs: c’est ainsi qu’en Bosnie-Herzégovine, Phare/UE a créé des
unités de programmation pour faciliter la mise en œuvre des recommandations formulées
dans la stratégie; en Bulgarie, la Banque mondiale a donné suite à un certain
nombre de recommandations au titre de la stratégie, comme la rationalisation
des normes alimentaires et du système de contrôle, en vue d’une harmonisation
avec les normes et les règlements de l’UE; en Slovénie, les résultats obtenus
par les projets ont contribué à préparer le pays à engager les négociations en
vue de son adhésion et à définir sa position vis-à-vis de l’ALECE.
34. Mis à part la collaboration suivie avec des partenaires comme
l’OCDE, la Banque mondiale et l’UE dans le cadre de diverses initiatives
d’assistance aux politiques dans la région, d’autres activités ont été menées:
·
des missions de formulation ayant pour objet de préparer des
stratégies pour le secteur agricole se sont rendues en Arménie, en Azerbaïdjan,
en Roumanie et dans la Province du Kosovo; cette dernière mission a contribué à
la préparation d’éventuelles activités de soutien de la FAO en vue de la
création d’une administration civile du secteur agricole au Kosovo;
·
un projet financé par le PCT a visé à évaluer la compétitivité
de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire tchèques dans le contexte
du processus d’adhésion à l’UE; on prévoit des activités complémentaires,
financées par un fonds fiduciaire unilatéral et concernant un programme
régional de formation qui permettra à huit pays de l’Europe centrale et
orientale d’évaluer et d’améliorer la compétitivité de leur secteur
agro-alimentaire dans le contexte de leur adhésion à l’UE;
·
deux séminaires de formation de la région Europe, portant sur
les négociations de l’Uruguay et les négociations commerciales multilatérales
en matière d’agriculture, ont été organisés en collaboration avec la Division
des produits et du commerce international, le premier en octobre 1999 pour tous
les pays de l’Europe centrale et orientale plus Chypre, Malte et la Turquie, et
le deuxième en janvier 2000 pour les pays de la
35. Le programme couvre principalement les travaux menés par la
Division du Centre d’investissement en coopération avec les divisions et unités
techniques. Outre les travaux préparatoires aux investissements, la Division a
participé à de nombreuses activités liées à la remise en état et à la
reconstruction des pays des Balkans touchés par la guerre. En particulier, au
cours du deuxième semestre de 1999, elle a préparé avec la Banque mondiale et
l’UE un Programme de reconstruction et de redressement au Kosovo, à l’appui de
la mission des Nations Unies dans cette province. Elle a également formulé un
premier projet d’urgence concernant la reconstruction des exploitations
agricoles, aux fins de financement par la Banque mondiale et par d’autres
donateurs associés, à titre de don.
36. Au cours de l’exercice 1998/99, en Europe, 14 projets
d’investissement préparés avec le concours du Centre d’investissement ont été
approuvés aux fins de financement par des institutions financières coopérantes.
Les investissements mobilisés pour ces projets s’élèvent au total à 364
millions de dollars E.-U., dont 274 millions financés par des prêts extérieurs,
principalement de la Banque mondiale (11 projets) et de la Banque européenne
pour la reconstruction et le développement (BERD) (3 projets). Durant
l’exercice, le Centre d’investissement a contribué à la formulation de quelque
38 projets d’investissement agricole dans 16 pays européens et les travaux préparatoires
de quatre de ces projets ont été achevés.
37. L’accord-cadre pour les services opérationnels signé le 13
octobre 1997 par la FAO et la BERD a renforcé la coopération entre les deux
institutions et permis au Centre d’investissement d’effectuer les travaux
préparatoires aux investissements pour de nombreux pays de la région. Il a été
reconduit en décembre 1999 pour deux ans.
38. Programme 3.3.1: Opérations de terrain: le présent
programme couvre pour l’essentiel les activités de la Division des opérations
de terrain (
39. Programme 3.3.3 Opérations d’urgence: le présent
programme gère la réponse de la FAO aux situations d’urgence par
l’intermédiaire du Bureau des opérations spéciales de secours (TCOR), dont les
activités comprennent: i) les secours immédiats, moyennant la fourniture
d’intrants agricoles essentiels (semences, outils, engrais), d’engins de pêche,
de bétail et de fournitures vétérinaires, afin de permettre la reprise immédiate
de la production vivrière de base; ii) le relèvement rapide, par le biais de
projets axés sur la multiplication des semences, la production d’outils, la
création de revenus, la production maraîchère pour les marchés locaux, etc; et
iii) les conseils techniques et la coordination, en particulier en ce qui
concerne les ONG et les autres organisations du système des Nations Unies
prenant part à l’assistance agricole.
40. En 1999, pour faire face à la crise sévissant dans la Province
du Kosovo de la République fédérative de Yougoslavie, le TCOR a mis en oeuvre
des projets d’aide d’urgence en Albanie, en Macédoine (ex République
yougoslave) et au Kosovo pour un total d’environ 12,7 millions de dollars
E.-U.. Ce montant comprenait des ressources extrabudgétaires s’élevant à 11,1
millions de dollars E.-U., dont 1,2 million pour l’Albanie et 9,9 millions pour
le Kosovo apportés par divers donateurs (États-Unis, Finlande, France, Italie,
Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) et des ressources du Programme de
coopération technique s’élevant à 1,6 million pour des projets dans les trois
pays/région. En Bosnie-Herzégovine, en 1998 et 1999, le TCOR a coordonné des
programmes de secours agricoles et exécuté des projets d’urgence financés par
le PCT et par divers gouvernements (Belgique, France, Pays-Bas et Suisse), pour
un total de 1,2 million de dollars E.-U.. Par ailleurs , grâce au financement
du PCT, deux projets d’urgence ont été exécutés en Roumanie pour soutenir le secteur
agricole privé victime des inondations.
41. Le présent programme vise à répondre aux besoins en évolution
constante des États membres et à appliquer des approches et des modalités
novatrices pour améliorer l’impact de la coopération technique et économique
entre pays en développement et entre pays en transition. Depuis le lancement
des programmes de partenariat, 18 pays de la région ont signé des accords
CTPD/CTPT et 9 pays des accords sur le recours aux experts nationaux retraités,
tandis que 17 pays et 3 centres régionaux ont passé des accords de coopération
pour le programme d’envoi d’experts d’institutions universitaires et
d’établissements de recherche.
42. Avant d’établir des priorités pour les activités de la FAO
dans la région Europe, il faut prendre conscience du fait que cette région est
extrêmement diverse du point de vue de la dotation en ressources naturelles
ainsi que de la situation économique, sociale et politique. Elle comprend des
pays ayant des secteurs agro-alimentaires efficaces, fortement développés,
confrontés au problème de l’abandon croissant de leurs secteurs les moins
favorisés, et des pays en transition qui doivent encore définir le rôle et la
place de l’agriculture dans leur économie nationale. Une part importante des programmes
de la FAO devrait être adaptée à l’ensemble de la région et prendre en compte,
dans la mesure du possible, les besoins et priorités spécifiques des
principales sous-régions, à savoir l’Europe occidentale, les pays
méditerranéens de l’Europe n’appartenant pas à l’UE, les pays de l’Europe
centrale et orientale (PECO) et la Communauté des États indépendants (
43. Lorsque l’on établit des priorités pour les activités de la
FAO, il faut tenir compte des politiques agricoles des pays de l’Europe
occidentale, ainsi que des exigences des pays de l’Europe centrale et orientale
et de ceux de la
44. Dans la région Europe, nombre de problèmes et de perspectives
à long ou moyen terme en matière d’agriculture sont liés d’une ou plusieurs
manières à la question fondamentale de l’utilisation durable des ressources
naturelles, qui entre directement ou indirectement dans chacune des cinq
stratégies institutionnelles proposées pour le "Cadre stratégique de la
FAO pour 2000-2015" (FAO, 1999). Dans certaines régions de plusieurs pays
de l’Europe centrale et orientale et de la
45. En conséquence, tous les pays et en particulier les pays en
transition doivent faire face à divers degrés à la nécessité de réévaluer et de
réorienter la production agricole. Pour ces derniers, les principaux domaines
auxquels il faut attacher de l’importance sont les suivants:
·
réformes d’orientation ;
·
réformes institutionnelles et structurelles ;
·
appui à l’amélioration des systèmes de production agricole
durables ;
·
renforcement des capacités et mise en valeur des ressources
humaines.
46. Compte tenu de la diversité et de la spécificité de la région
Europe, de l’ampleur des réformes économiques et de la complexité des questions
à prendre en considération, pour assurer sa présence dans la région, la FAO
doit appliquer une approche ciblée et souple, afin de répondre aux besoins des
États membres, et tirer parti de son avantage comparatif. Pour ce faire, elle
doit apporter son aide conformément à son mandat et eu égard à son cadre
stratégique pour 2000-2015, selon les principes fondamentaux de
l’interdisciplinarité et du partenariat, tels qu’ils sont énoncés dans le cadre
stratégique. Grâce au large éventail de ses moyens techniques, la FAO est en
mesure de répondre à divers besoins et, en tant qu’organe intergouvernemental
fonctionnant comme un "intermédiaire honnête" et offrant un
"cadre neutre" pour les débats internationaux, elle est bien placée
pour contribuer à l’adoption d’une approche coordonnée des problèmes de
développement, tenant compte de l’identité économique, sociale et culturelle de
chaque pays bénéficiaire, y compris les questions d’équité entre les sexes.
47. Les sections suivantes présentent les principales priorités
proposées pour les activités de la FAO. On notera que les propositions ne
prennent pas en considération toutes les stratégies institutionnelles du cadre
stratégique, étant donné que les priorités sont déterminées par les besoins
régionaux/sous-régionaux. En conséquence, les activités de la FAO menées au
niveau mondial et dont la région Europe fait partie ne sont pas spécifiquement
mentionnées. Par ailleurs, le fait que l’accent soit mis sur les problèmes de
développement des pays en transition ne signifie pas que les activités de la
FAO sont limitées à ce groupe de pays. Cependant, étant donné que le cadre
stratégique couvre une période de quinze ans, il va de soi que, dans les
domaines prioritaires identifiés, il faudra élaborer des programmes spécifiques
pour prendre en considération les besoins des divers pays ou des groupes de
pays. Pour une plus grande clarté, les titres des stratégies institutionnelles
et des objectifs stratégiques visés sont répétés, ce qui place les domaines
d’activité proposés dans leur contexte.
A. Lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté rurale
Raison d'être:
48. Dans les économies en transition, l’insécurité alimentaire est
principalement liée à la restructuration de l’économie nationale et du secteur
agro-alimentaire en particulier, processus qui provoque une forte baisse du pouvoir
d’achat de la population et désorganise les circuits de distribution
traditionnels. En Europe du Sud-Est et dans certains pays de la
A.1
Moyens d'existence
durables dans les zones rurales et accès plus équitable aux ressources
·
Aider à formuler et à mettre en œuvre des politiques de
développement rural, en particulier pour les zones les moins propices, avec
notamment la diversification des activités rurales et la création de revenus de
remplacement, la consolidation des institutions, et le renforcement des
capacités nationales et locales.
·
Apporter un soutien en ce qui concerne les possibilités et les
choix s’offrant aux particuliers pour améliorer la productivité des ressources
dégradées, les revenus agricoles et les moyens de subsistance des ruraux,
moyennant la définition et la diffusion de mécanismes d’aide à la prise de
décisions et aux choix politiques, le renforcement des capacités et la
promotion des partenariats.
·
Promouvoir et renforcer la parité entre les sexes au niveau du
cadre politique, juridique et institutionnel national.
A.2
Accès des groupes vulnérables et défavorisés à une alimentation
suffisante, saine et nutritive
·
Promouvoir l’intégration des objectifs et principes
nutritionnels dans les politiques et plans nationaux et sectoriels, y compris
les conseils appropriés sur l’alimentation et l’élaboration de programmes
d’éducation nutritionnelle efficaces.
·
Aider les pays à concevoir et à mettre en œuvre des programmes
bien ciblés visant à remédier à l’insécurité alimentaire chronique ou
transitoire, et appuyer la mise en place de systèmes nationaux d’information et
de cartographie sur l’insécurité et la vulnérabilité alimentaires (SICIVA).
A.3 Plan d'intervention et action efficace et durable en cas de
crises alimentaires et agricoles
·
Aider à formuler et à mettre en œuvre des politiques et des
programmes pour les secours d’urgence, la remise en état, et le redressement de
la production agricole dans les zones touchées par les conflits.
·
Renforcer les capacités et consolider les institutions en
matière de prévention des catastrophes naturelles, d’alerte rapide et de
systèmes de suivi.
·
Reconstituer la base de ressources naturelles à l’aide de
ressources génétiques adaptées aux conditions locales.
B. Promouvoir,
élaborer et renforcer les politiques et cadres réglementaires pour
l'alimentation, l'agriculture, les pêches et les forêts
Raison d'être
49. Tous les pays en transition sont confrontés à des
problèmes liés à la redéfinition de la place et du rôle du secteur
agro-alimentaire dans leur économie nationale. La formulation de politiques
rationnelles, transparentes et cohérentes, reposant sur une analyse approfondie
des facteurs économiques actuels, parallèlement à la mise en place de cadres
juridiques, économiques et institutionnels appropriés, accélérera le processus
de réforme et favorisera l’utilisation efficace et durable des ressources.
Certains pays en transition sont membres d’organisations économiques et
commerciales internationales, d’autres sont en cours d’adhésion, ce qui rend
plus pressantes l’adoption et l’application de mesures gouvernementales
conformes à leurs obligations internationales actuelles et futures.
B.2 Politiques nationales, instruments juridiques et mécanismes
d'appui conformes aux exigences nationales et compatibles avec les politiques
internationales et cadres réglementaires
·
Aider à élaborer et à renforcer les politiques, les capacités
institutionnelles et les cadres réglementaires nationaux en matière
d’alimentation, d’agriculture, de pêches et de forêts, afin d’atteindre les
objectifs concernant l’intégration à lue, aux organisations commerciales et aux
marchés internationaux.
·
Appliquer les normes internationales au niveau national dans
des domaines tels que la qualité et l’innocuité des aliments, la protection des
végétaux, la santé animale et la certification des produits biologiques;
appuyer l’élaboration et l’harmonisation des réglementations nationales en
matière de sécurité biologique et d’organismes génétiquement modifiés;
renforcer les institutions de contrôle de l’innocuité des aliments et de
protection des consommateurs.
C. Augmenter
durablement l'offre et la disponibilité d'aliments et d'autres produits des
secteurs agricoles, halieutique et forestier
Raison d'être
50. Pendant la transition, la majorité des pays de l’Europe
centrale et orientale et de la
C.1
Politiques et mesures institutionnelles
propres à améliorer l’efficacité et l’adaptabilité des systèmes de production,
de transformation et de commercialisation, et à faire face à l'évolution des
besoins des producteurs et des consommateurs
·
Aider à perfectionner l’étude des politiques agricoles afin de
permettre l’analyse, la formulation et la mise en œuvre des moyens d’action
possibles et des mesures institutionnelles visant à améliorer l’efficacité des
régimes fonciers et la productivité de l’exploitation, de la transformation et
de la commercialisation agricoles, tout en tenant compte de la situation
macro-économique sous-jacente.
·
Aider à améliorer les services de soutien à la production, y
compris la fourniture d’intrants, les services vétérinaires, la
commercialisation et les services financiers ruraux.
C.2
Adoption des technologies appropriées pour intensifier durablement les
systèmes de production et assurer une offre suffisante de produits alimentaires
et agricoles, halieutiques et forestiers et de services
·
Promouvoir des mécanismes régionaux et interrégionaux (réseaux
de recherche) pour renforcer les liens entre les institutions, publiques ou
non, de recherche, de vulgarisation, d’enseignement et de communication en vue
de créer et de diffuser des technologies participatives et intégrées visant à
améliorer les systèmes de production agricole durables.
·
Appuyer, aux fins d’évaluation et de transfert de
technologies, les dispositifs de collaboration entre institutions européennes,
fondés sur les résultats obtenus par la recherche dans la région.
D. Faciliter la conservation,
l’amélioration et l’utilisation durable des ressources naturelles pour
l’alimentation et l’agriculture
Raison d'être:
51. Par suite des réformes économiques et de la libéralisation des
prix, l’utilisation des principaux intrants agricoles a considérablement
régressé dans les pays en transition. Les réformes structurelles ont souvent eu
pour effet de morceler l’occupation des sols et de créer de nombreuses petites
unités de production agricole inefficaces, y compris dans le secteur forestier.
À mesure que la situation économique s’améliorera, il est probable que
l’orientation commerciale de l’agriculture se renforcera, entraînant le
remembrement des unités de production, la reprise de l’utilisation d’intrants
et l’intensification de la production. Compte tenu des graves problèmes
écologiques créés dans certains PECO et dans la
D.1 Gestion intégrée des terres, des eaux, des
pêches, des forêts et des ressources génétiques
·
Aider à élaborer et à mettre en œuvre des programmes
débouchant sur des systèmes de production agricole durables grâce à une gestion
intégrée des terres et des eaux, notamment pour les pêches et les forêts, et
des ressources génétiques. Cette assistance comprendra un appui au renforcement
des structures administratives de la recherche et l’organisation de réunions
sous-régionales européennes des systèmes nationaux de recherche agricole (
·
Promouvoir la coopération internationale en vue de
l’utilisation durable et de la conservation des ressources génétiques
agricoles.
D.2 Conservation, remise en état et mise en
valeur des environnements très menacés
·
Aider à améliorer les capacités institutionnelles et humaines
en vue d’une gestion des ressources naturelles durable et efficace par rapport
à son coût; promouvoir les programmes d’éducation en matière d’environnement.
·
Aider à définir des politiques et des programmes visant à
valoriser les caractéristiques multifonctionnelles du secteur agricole.
E. Améliorer la
prise de décisions par la fourniture d'informations et d'évaluations et
encourager la gestion des connaissances en matière d'alimentation et
d'agriculture
Raison d'être
52. Tandis qu’il existe en Europe de l’Ouest des systèmes
d’information bien établis, ils sont encore en cours de création dans les pays
en transition. La formulation de politiques agricoles rationnelles et
cohérentes et le choix des mécanismes d’application dans les économies en
transition sont entravés dans bien des cas par le manque d’informations fiables
sur la structure, les activités économiques et la situation financière du
secteur agricole, ainsi que par l’accès insuffisant aux sources de données
internationales.
E.1 Une base de données intégrée, contenant des
statistiques, des informations et des connaissances
actuelles, pertinentes et fiables, accessibles à tous les clients de la FAO
·
Renforcer les capacités au niveau national afin d’améliorer la
collecte et le traitement des données ainsi que la gestion des informations et
des savoirs, tout en favorisant les échanges d’information et l’accès aux
sources internationales de données.
·
Aider à répondre aux besoins d’information, actuels ou
nouveaux (données ventilées par sexe, revenus et productivité agricoles, régime
foncier et indicateurs environnementaux) et mettre à disposition les meilleurs
mécanismes d’aide à la prise de décisions afin d’aider à cet égard les
agriculteurs, les populations et les organisations.
[1] Ne comprend pas les programmes non techniques, ni le programme 2.1.5 « Applications agricoles des isotopes et de la biotechnologie » qui n’est pas axé sur la région.